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Ah ! Quelle famille !

(Fête de la Sainte Famille, année B, Luc 2, 22-40)

IMG_sainte_famileCette expression, nous l’entendons très souvent lorsque des tensions se font jour en famille : les uns se plaignent de ceci, les autres de cela … bref, personne n’est d’accord et le risque d’éclatement de la famille augmente dangereusement.

Cependant, avant de claquer la porte, chacun se remémore que sa famille représente tout de même quelque chose de très spécial : c’est l’endroit où l’on a fait ses premiers pas, où l’on a appris à aimer et à être aimé, où l’on a appris à faire confiance et à mériter la confiance. Cette « cellule de base de la société » est un peu une école à domicile où nous avons tous fait notre apprentissage de la vie. Remettre en cause de la notion même de famille, claquer la porte et tout quitter, c’est porter gravement atteinte à l’équilibre souvent fragile de notre société.

Aussi, quel grand souffle d’air frais ressentons-nous en regardant cette autre famille, bien particulière, qu’il nous est donné de rencontrer dans le texte de Luc d’aujourd’hui. Dans cette Sainte Famille, les parents sont d’une grande bonté, respectueux du devoir et des coutumes. Ils viennent présenter Jésus au Temple. Mais la présence de Jésus ne passe pas inaperçue : deux personnes l’identifient comme étant le Messie ! Les parents s’en étonnent, comme ils écoutent sans bien comprendre les paroles de Siméon : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. »

Cet enfant « tout rempli de sagesse » a la Grâce de Dieu sur lui. Certes, comme le prédit Siméon, il provoquera la chute de certains et il brisera le monopole des prêtres juifs qui imposaient leur Loi. Mais il apportera également tant au monde, en entrainant les foules derrière lui, en formant des disciples venus du peuple et en nous laissant un enseignement que la grande famille des chrétiens a su nous transmettre.

Honorons Jésus comme nous honorons toute la Sainte Famille, car même à 2000 ans de distance nous ressentons encore tout l’amour que Marie a porté à son enfant et toute la rigueur de l’enseignement que Joseph a transmis à Jésus. Ah oui !….Quelle Famille ! Quelle Sainte Famille, qui, avec l’aide de Dieu, a préparé Jésus a son destin de Messie.

Bernard Vollerin

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 22-40)

22  Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
23  selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
24  Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
25  Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
26  L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur.
27  Poussé par l’Esprit, Siméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
28  Siméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
29   « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole.
30  Car mes yeux ont vu ton salut,
31  que tu as préparé à la face de tous les peuples :
32  lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple. »
33  Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui.
34  Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division.
35  – Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. – Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. »
36  Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
37  Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
38  S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
39  Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
40  L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.


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