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Berger mercenaire ou bon berger ?

(4ème dimanche de Pâques, année B, Jean 10, 11-18)

IMG_4eme-paques-B-bon-bergerDans l’Evangile de ce jour, Jésus compare le berger mercenaire au bon berger en nous montrant par là ce qu’il attend de nous.

En effet, doit-on vivre de ses brebis ou vivre pour ses brebis? Prendre leur vie ou donner la sienne ? Loin de ressembler au bon berger, le mercenaire se croit supérieur aux brebis et fait de l’argent son dieu et sa divinité. Il est comme « les pasteurs des peuples qui s’intéressent au gigot ou à la laine, mais pas aux moutons », pour citer Henri de Rochefort. Et Gilbert Cesbron de rajouter : « Les chefs des peuples se prennent pour des bergers; ils ne sont souvent que des chiens de troupeau. »

Fort heureusement, le bon berger est comme Jésus qui nous dit : « Je donne ma vie pour mes brebis. » Il rassemble ses brebis, celles qui sont là, comme une famille, une communauté où règne la paix et la justice, sans individualisme mais en reconnaissant les richesses de chacun. Mais il va aussi hors de l’enclos chercher ses brebis perdues dans ce monde, même dans les endroits les plus noirs où le péché les a égarées.

Car nombreux sont ceux et celles qui sont seuls et perdus : ils n’ont pas de berger, ils n’ont que des mercenaires à leurs trousses. Ces brebis « qui ne sont pas de cette bergerie », celles qui sont restées dehors, les athées, les pécheurs, les « sans foi ni loi », ceux qui ricanent quand on leur parle de Dieu, et bien celles-ci « écouteront ma voix » nous dit Jésus.

Être bon berger c’est être aussi un bon père et une bonne mère pour sa famille, pour rassembler les enfants autour de l’essentiel, en laissant de côté tout ce qui encombre nos vies. Car c’est bien ce qui manque cruellement à l’heure actuelle, avec l’affaiblissement du rôle des parents, en particulier dans le développement de la sensibilité religieuse de leurs enfants. Les bergers mercenaires s’en emparent, les jeunes désertent, avec à terme une carence de vocations religieuses et un manque de laïcs engagés pour porter la Parole du Christ.

Soyons de vrais bergers et gardons confiance en la Parole de Jésus car, finalement, « il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. »

Bernard

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 10, 11-18)
11i  Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis.
12  Le berger mercenaire, lui, n’est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
13  Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
14  Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
15  comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
16  J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
17  Le Père m’aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.
18  Personne n’a pu me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »


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