Baptême du Seigneur – Année C

Le baptême de Jésus

(Baptême du Seigneur, année C, Luc 3, 15-17, 21-22)

(Traduction en polonais de Joanna S.)

Baptême de JésusJean, le fils d’Elizabeth qui est la cousine de Marie, a refusé la prêtrise. Il n’a pas succédé à Zacharie, son père, un ecclésiastique peu gradé au sein du clergé juif de l’époque. Ce clergé, surtout le haut clergé, a une réputation détestable à Jérusalem où on lui reproche ses mœurs dissolues et sa corruption. Jean est en rupture avec tout cela et préfère vivre comme un ermite, en ascète, et prêcher sur les rives du Jourdain.

Quand Jean commence à tenir des discours peu rassurants sur le futur, exhortant les juifs à la conversion (c’est-à-dire au changement de vie) il attire les foules. Il baptise avec l’eau. La symbolique de l’eau se retrouve dans pas mal de religions, en particulier dans la religion juive où les prêtres devaient se laver chaque fois avant d’entrer au Temple. Mais où Jean innove, s’est en pratiquant le baptême unique et définitif, par immersion en une seule fois. En cela, Jean défie le Temple qui prétend détenir le monopole de la rémission des péchés.

Et voici que Jésus se décide à suivre les foules qui se pressent autour de Jean, le prédicateur dont tout le monde parle. Il veut se faire baptiser. Pourquoi ? Cette question a provoqué bien des débats. Mais finalement, en faisant ainsi, Jésus s’allie avec Jean. Il s’associe au mouvement que Jean a lancé.  Il se met dans le camp de ceux qui défient le Temple.

Mais le point culminant de ce baptême, c’est l’Esprit Saint qui descend sur Jésus. Sans s’attarder sur l’image de la colombe, mise en avant pour rendre les choses plus compréhensibles, ce qui importe c’est l’annonce faite à Jésus. C’est le moment où il prend conscience de sa relation particulière avec Dieu.

« Jésus de Nazareth, Dieu l’a consacré par l’Esprit Saint et rempli de sa force.» Ces mots de Pierre, extraits du Livre des Actes des Apôtres, résonnent très fort avec le passage de l’évangile de ce jour décrivant le baptême et qui nous dit : « C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »

Avec cette phrase tout est dit ! Le merveilleux destin de Jésus va pouvoir s’accomplir.

Bernard Vollerin

Évangile de Jésus selon Saint Luc 3, 15-17, 21-22)

15 Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie.

16 Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu.

17 Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. »

21 Comme tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus priait, après avoir été baptisé lui aussi, alors le ciel s’ouvrit.

22 L’Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *