3ème dimanche de Temps Ordinaire – Année C

Lettre à Théophile

(3ème dimanche du Temps Ordinaire, année C, Luc 1, 1-4 ; 4, 14-21)

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Lettre à ThéophileOui, cher Théophile, tout au long des vingt quatre chapitres d’une cinquantaine de versets chacun qui constituent le récit de Luc, tu vas pouvoir suivre le parcours d’un Être extraordinaire, un homme venu de Dieu, Jésus de Nazareth.

Tu verras dès le début de ce récit que la venue de Jésus fut entourée d’un grand mystère que personne n’a encore réussi à percer. Marie, sa mère, enfanta à la même époque qu’Elizabeth sa cousine.  Toutes deux étaient bénies de la grâce de Dieu. Chacune d’elles mit au monde un fils. Ils s’appelaient Jésus et Jean.

Tu verras que, lors de son baptême par Jean devenu au fil du temps un visionnaire qui annonçait alentour la venue d’un Messie, Jésus fut inondé de l’Esprit Saint. Jésus était le Messie tant attendu. C’est à ce moment que commença son ministère. Dès lors, Jésus n’aura de cesse de dénoncer les fausses richesses et les travers malsains dans lesquels la société se vautrait. Par comparaison à ce monde frelaté, il parlait sans cesse du royaume de son Père, un monde éclatant de lumière fait de justice, de douceur, de paix, de compassion et surtout d’amour. Un univers où des mots comme haine, vengeance, brutalité, persécution et injustice n’ont plus de sens.

Tu verras également comment Jésus entouré de ses amis fit énormément de bien autour de lui. Il guérissait les corps mais aussi les âmes. Il apportait du réconfort à tous ceux qui l’approchaient. Il était venu pour servir et non pour être servi, pour donner et non pour demander. Oui, vraiment un Être extraordinaire envoyé par Dieu pour que nous gardions l’espérance en un monde meilleur.

Tu verras aussi que, par son attitude, son message et ce qu’il faisait, Jésus dérangeait les classes dirigeantes de son époque. Pour se débarrasser de ce gêneur, ils le condamnèrent sans réel motif et le tuèrent. Mais je pense que Jésus savait très bien qu’il lui fallait endurer jusqu’à la mort la fureur de quelques uns pour renaitre à la Vie auprès de son Père.

Oui, cher Théophile, ne sois pas en larmes lorsque tu liras le récit de sa Passion car la souffrance va avec ce monde. Pense avant tout au fait que Jésus est ressuscité et qu’il nous a ainsi ouvert la voie du royaume de Dieu pour que nous accédions nous aussi à la vraie Vie.

Bernard Vollerin

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (1, 1-4 ; 4, 14-21)

Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,

tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole.
C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé soigneusement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi,
afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus.

Lorsque Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération,
annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

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