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Attention au sécateur !

(5ème dimanche de Pâques, année B, Jean 15, 1-8)

IMG_5eme-paques-B-secateurQuel fantastique passage des Evangiles ! Avec l’image du cep, du sarment et du vigneron des deux premiers versets, tout est dit.

Comme le cep nourrit le sarment de sa sève, Jésus nous nourrit de sa parole, à condition que nous soyons près de lui. Car si nous sommes trop loin, si nous sommes au milieu ou au bout des rameaux, d’un coup sec le sécateur du vigneron, Dieu le Père, nous fera tomber, condamnés à dessécher et à mourir. Et croyez-moi, ceux qui taillent la vigne vont vite : lors de la taille, il y a bien plus de sarments qui tombent au sol que ceux qui restent sur le cep !

Petit rappel d’œnologie : Qui dit bon vin, dit beaux fruits mûrs. Ceci demande une taille d’hiver pour raccourcir les sarments ce qui donnera plus de vigueur à la partie des sarments restés sur le cep. Ceci demande également une taille de printemps, un émondage, pour enlever le surplus de feuille et de branches qui pompent la sève, et enfin un égrappage en été avant la vendange pour enlever le surplus de fruit, pour que les grappes qui restent se développent et puissent murir au mieux. Au bout de tout ça, après la vendange et une bonne vinification, le bon vin peut arriver sur notre table.

Dans ce long processus, chaque étape a son importance. Comme ce vin qui n’atteindra la noblesse que si toutes ces étapes ont été respectées, nous, les sarments, n’atteindrons notre plein développement que si nous sommes restés sur le cep après la taille, l’émondage et l’égrappage pratiqués par le vigneron qui est l’image de Dieu le Père.

Bien sûr, le point critique c’est d’être la partie du sarment qui restera sur le cep lorsque le vigneron viendra pour tailler. Sans quoi : clac ! Un coup de sécateur et nous sommes par terre ! Peu d’entre nous seront appelés à rester et grandir pour porter du fruit. Il faut donc rester près du cep, près de la Parole de Jésus notre Seigneur.

Bernard

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 15, 1-8)

01i  À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
02  Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu’il en donne davantage.
03  Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite :
04  Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
05  Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
06  Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu’on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
07  Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez.
08  Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples.


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