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Sommes-nous tous des aveugles ?

(30ème dimanche du Temps Ordinaire, année B, Marc 10, 46-52) — 

IMG_30eme_TO_B_bartimee_aveugleLa question est pertinente, surtout en notre temps où le monde oscille sans cesse entre l’obscurité qui baigne les âmes tièdes et le déballage de lumières que nous propose la société. Dans un cas comme dans l’autre, les gens sont aveugles à leur manière, n’arrivant pas à voir ce qui compte vraiment dans leur existence.

Âmes tièdes qui ne comprennent pas la parole du Christ faite d’amour et de partage, gens aveuglés par tous ces projecteurs que la société braque sur eux et tous ces miroirs aux alouettes qui les entourent. Peu à peu ils perdent tous leurs repères et s’engagent dans des sentiers qui ne mènent nulle part.

Oui, nous sommes tous des aveugles à notre manière. Notre foi est parfois si ténue que nous ne voyons pas les voies que le Christ nous tracées. Et pourtant, c’est lui, le « révolutionnaire de son temps », qui nous a fait comprendre le message de son Père. C’est lui qui a accompli la promesse d’Isaïe (35, 5) : «Alors s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. »

Seigneur, ouvre nos yeux de mendiants aveugles comme Bartimée, nous qui sommes souvent dans la nuit, quémandant ton aide afin de trouver le chemin qui conduit vers toi. Seigneur, ouvre nos yeux trop souvent éblouis par les éclats que nous renvoient toutes ces fausses idoles que le monde a crées et conduis nous vers la clarté de la foi en toi.

Bernard  Vollerin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (10, 46-52)

46 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.
47 Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
48 Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
51 Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. »
52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.