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Le piège

(29ème dimanche du Temps Ordinaire, année A, Matthieu 22, 15-21)

IMG_jules_cesarJésus dérange. Il parle, il prêche, il enseigne, les gens le suivent et les pharisiens purs et bien pensants en portent ombrage. De plus, il se lie avec « le menu fretin » fait de pauvres, de souffreteux, de prostituées, de collecteurs d’impôts, bref, ceux-là mêmes à qui il veut montrer le chemin du pardon.

Les pharisiens veulent le confondre avec le secret espoir d’avoir finalement sa peau ! Pour ce faire ils lui tendent le fameux piège: Va-t-il enfreindre la loi juive ou bien va-t-il faire preuve de rébellion à l’encontre de l’occupant romain ? Dans les deux cas, ils l’attendent. Jésus est en porte-à-faux …

Mais le Christ sait renvoyer tous ces gredins à leurs chères études en les désarçonnant par une logique implacable : il leur demande de rendre à César les pièces frappées à son effigie. A l’époque, les pièces ne comportaient aucune référence à Dieu. L’échappatoire était donc possible, car de nos jours ce n’est pas toujours le cas : dans certains pays, comme par exemple aux Etats-Unis, les billets portent la mention «Nous faisons confiance en Dieu » !

En plus d’avoir déjoué le piège tendu par les pharisiens, nous apprenons indirectement de Jésus ce qu’il attend de nous pour ne pas tomber dans le piège de l’argent. Les flatteries, les tentations, les faux rêves dont nous inondent les médias nous portent à croire que la richesse matérielle est une fin en soi. Mais de tels rêves deviennent souvent des cauchemars…

Discernons le vrai, ne tombons pas dans le piège de l’argent qui ne conduit qu’à une course sans fin. L’argent n’est qu’un moyen destiné à nous donner une vie digne et rien d’autre. «Rendez à Dieu ce qui est à Dieu » nous demande Jésus qui se place ainsi au centre de notre existence. Nous devons lui rendre la vie qu’il nous a donnée, et c’est en marchant dans ses pas que nous trouvons la vraie richesse.

Bernard Vollerin

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 15-21)

15i  Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler.
16  Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens.
17  Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? »
18  Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
19  Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent.
20  Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ?
21  De l’empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »


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