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Etre tué et ressusciter

(24ème dimanche du Temps Ordinaire, année B, Marc 8, 27-35)

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IMG_24eme_TO_B_tue_et_ressusciterPour la première fois Jésus dévoile ce qui va se passer. Est-ce en réponse à la déclaration de Pierre qui lui dit « Tu es le Messie » ou bien est-ce pour nous faire comprendre que nous, la société, comme lui le Christ, devrons faire face à la destruction et à la mort, mais qu’avec l’aide de Dieu nous saurons ressusciter ?

Ce qui est à noter c’est que Jésus annonce qu’il sera tué et non pas simplement qu’il mourra. Il y a là un acte volontaire de donner la mort, de la part d’on ne sait qui, mais peu importe. L’essentiel c’est qu’il y ait « acte volontaire ».

En revenant à ce que Jésus veut nous faire comprendre par ses paroles, il me semble qu’en effet, il annonce non seulement ce qui va advenir de lui, mais également de nous : nous serons tués par les actes volontaires de certains mais, avec l’aide du Seigneur, nous aurons la possibilité de ressusciter.

Notre société, à certains égards surdéveloppée, tue et détruit ce qu’elle a su construire. L’humanité n’est-elle pas la cible de ceux qui veulent, comme le rapporte Marc au verset 35, sauver leur vie mais qui finalement la perdront ? Notre planète et ceux qui y sont, c’est-à-dire vous et moi, est lentement tuée par les actes volontaires de quelques uns et nous n’arrivons pas à arrêter cette tuerie : pollution de tout notre environnement, montagnes de déchets dont on ne sait que faire, pillage des ressources naturelles, air de plus en plus irrespirable, conflits et génocides, etc.

Mais le dessein de Dieu est de nous mettre à l’épreuve, de nous laisser commettre toutes ces fautes, d’être tués comme le Christ a été tué, pour que nous comprenions, enfin, qu’il faille renaitre par sa Parole, telle que Jésus nous l’a transmise. Être tués par nos propres erreurs pour ensuite pouvoir ressusciter, c’est-à-dire entrer dans une nouvelle vie.

Bernard  Vollerin

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 8, 27-35)

27  Jésus s’en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? »
28  Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. »
29  Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »
30  Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
31  Et, pour la première fois, il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
32  Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.
33  Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
34  Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive.
35  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera.