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Vous avez dit « impur » ?

(22ème dimanche du Temps Ordinaire, année B, Mc 7, 1-8.14-15.21-23)

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IMG_22eme_TO_B_impureté_pharisiensLes pharisiens ont beau jeu ! Eux qui se disent « au-dessus de tout », les purs par excellence, les montreurs du doigt, ils essaient encore une fois de confondre Jésus en l’accusant de ne pas se conformer aux traditions.

Mais Jésus les remet vivement à leur place les traitant ouvertement d’hypocrites et en s’appuyant pour cela sur la parole d’Isaïe : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Ce qui veut dire, en clair, que l’amour vrai se fiche des conventions et des traditions humaines.

Les apparences de « pureté » auxquelles s’attachent les pharisiens sont finalement assez futiles : se laver des pieds à la tête avant de prendre un repas donne une impression de propreté extérieure, c’est tout, mais ne contribue en rien à la pureté intérieure. Ceci me rappelle le témoignage poignant que j’ai reçu du Chapelain de la Chambre des Représentants du Congrès américain, le Pasteur James D. Ford. En pleine guerre du Vietnam, près du front, il réunissait souvent les soldats en tenue de combat, pas rasés, pas très propres ni très frais, pour leur donner la communion et prier avec eux*. Comme quoi, il faut savoir aller à l’essentiel.

Il faut arriver à se défaire des apparences. Des petites phrases comme « propre en ordre » ou « la lessive X lave plus blanc » que l’on pourrait presque mettre dans la bouche des pharisiens, ne parlent que de l’aspect des choses, mais pas de ce qui est en nous !

Impurs ? Oui, nous le sommes tous plus ou moins, mais nous le sommes en dedans de nous-mêmes. Ne mélangeons donc pas les choses : pureté intérieure et propreté extérieure sont finalement bien éloignées l’une de l’autre.

Bernard  Vollerin

* “The Long Gray Line: The American Journey of West Point’s Class of 1966”, de Rick Atkinson, éditeur Henry Holt and Company LLC.