Google+

Faire comme Jésus ?

(17ème dimanche du Temps Ordinaire, année B, Jean 6, 1-15)

———————————————

IMG_17eme_TO_B_faire_comme_jesusIl nous faut remarquer, tout d’abord, que le miracle de la multiplication des pains pour nourrir une grande foule est le seul qui soit rapporté dans les quatre évangiles. Pourquoi ? Probablement parce qu’il illustre le fondement même de l’enseignement de Dieu qui nous parle à travers le Christ.

Dieu nous fait connaitre ce qu’il veut de nous en donnant à Jésus, plein de compassion, le pourvoir de satisfaire les besoins de ceux qui le suivent, d’assouvir la faim des foules qui l’écoutent.

Mais comment pouvons nous faire de même, avec le peu dont nous disposons ? A bien y réfléchir, ce n’est pas une question de quantité, mais le fait d’avoir avant tout de la compassion pour ceux que nous rencontrons, de se soucier de ceux qui sont dans le besoin, et d’aller autour de nous, ou même à travers le monde, annoncer la Parole du Seigneur, panser les plaies des souffrants et nourrir les âmes dans le besoin.

Jésus était plein de compassion pour tous ceux qui venaient à lui et il attend de nous que nous fassions de même envers tous nos semblables. Car ils sont nombreux les hommes et les femmes de notre monde qui manquent de nourriture, qu’elle soit terrestre ou spirituelle. Nous devons nous mettre au service des autres, même si nous savons que ce que nous possédons humainement sera toujours insuffisant.

Cette attitude qu’il nous faut adopter face à notre prochain me fait penser à la merveilleuse histoire suivante : Un homme reçoit d’un ami, en cadeau, un superbe bateau, ancré au port, entièrement équipé et prêt à quitter le quai. Alors qu’il s’apprête à larguer les amarres, un jeune garçon sur le quai lui demande : « Ce bateau, est-il à vous ? » L’homme confirme, en disant que son ami lui en avait fait cadeau. Le garçon de s’étonner : « Quoi ! Un cadeau comme ça ! Ah, j’aimerais bien…. » L’homme en question s’attendait à une réponse semblable à celles qu’il avait déjà entendues maintes fois comme « Ah, j’aimerais bien avoir un tel bateau », mais ce que dit le garçon le surpris : « … Ah, j’aimerais bien…, j’aimerais bien avoir un ami comme ça. »

Soyons comme cet ami, soyons comme Jésus, vivons à cœur ouvert et allons distribuer les pains du Seigneur et répandre la bonne nouvelle !

Bernard

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 6, 1-15)

01i Jésus était passé de l’autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée).
02 Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait en guérissant les malades.
03 Jésus gagna la montagne, et là, il s’assit avec ses disciples.
04 C’était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs.
05 Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
06 Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait bien ce qu’il allait faire.
07 Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. »
08 Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
09 « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
10 Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. 11 Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
12 Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »
13 Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge après le repas.
14 A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. » 15 Mais Jésus savait qu’ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.