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« Ne crains pas, crois seulement »

(13ème dimanche du Temps Ordinaire, année B, Marc 5, 21-43)

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IMG_13eme_TO_B_ne crains_pasCes quelques mots de Jésus ont fait le tour du monde depuis que Marc les a consignés dans ses Evangiles. Leur portée a traversé le temps, car ils reflètent tout ce que nous pouvons ressentir, où que nous soyons, quoique nous fassions. Ils sont universels.

Des exemples ? Il y en a pléthore, car les occasions que nous avons de craindre pour nous-mêmes ou pour les autres, proches ou non, ne manquent pas, que ce soit, entre autres, pour notre santé, la paix, le manque d’amour ou d’amitié, ou encore la qualité de l’environnement, au sens le plus large, dans lequel les autres et nous-mêmes vivons.

Oui, ces mots sont un appel puissant que Jésus nous lance pour garder confiance et rester forts face à des situations parfois difficiles, car craindre, c’est en fait un peu abdiquer. Pour alimenter notre confiance et résister à ces craintes et ces peurs qui parfois nous prennent aux tripes, Jésus nous propose de croire, c’est-à-dire d’avoir foi en lui et de prier.

Notre foi en lui et cette prière sincère à laquelle il nous convie, tous doivent en faire de même, comme l’Eglise qui doit tendre les bras vers les plus démunis et les exclus, vers ceux qui ont été souillés par le péché ou par les évènements qu’ils ont vécus.

Certains diront : « Parfois je prie, mais rien ne se passe, aucun miracle ne se produit ! » Comme si la confiance en Jésus et notre foi devaient immanquablement produire des miracles ! Restons donc humbles et modestes et, en conclusion, rappelons nous simplement les mots de Barbara Brown Taylor* à ce sujet :

« Les miracles de Jésus, chaque guérison, chaque bannissement du Mal, c’est comme un trou enfoncé dans le tissu opaque du temps et de l’espace. Le Royaume de Dieu nous apparait et, pour un bref instant, nous voyons comment les choses seront – ou comme elles le sont dans l’esprit de Dieu – et puis cela s’arrête : c’est terminé. »

Bernard

*Barbara Brown Taylor : Bread of Angels – La problématique des miracles (Cowley Publications, Boston, MA, 1997)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 5, 21-43)

21  Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac.
22  Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
23  et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
24  Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
25  Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… –
26  Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – …
27  cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
28  Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
29  A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
30  Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31  Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ‘Qui m’a touché ?’ »
32  Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
33  Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34  Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
35  Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? »
36  Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
37  Il ne laissa personne l’accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère.
38  Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
39  Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
40  Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille.
41  Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
42  Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés.
43  Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.