31ème dimanche du Temps Ordinaire – Année B

L’Amour vaut mieux que tout

(31ème dimanche du Temps Ordinaire, année B, Marc 12, 28b-34) — 

IMG_31eme_TO_B_amour_vaut_mieux_que_tout_2Aimer « vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices »… Voici un message nouveau, surtout pour l’époque, où Jésus place l’immatériel avant le matériel, l’Autre devant le Moi, et le don d’amour au-dessus de tout.

L’amour prime sur tout, nous dit le texte de ce jour et l’amour de Dieu, charité et compassion envers son prochain son inséparables. Ostad Elahi* disait d’ailleurs fort justement : « Un être humain digne de ce nom se reconnait à sa compassion, sa générosité et sa bienveillance ».

Les pharisiens de l’époque de Jésus, comme ceux de nos jours, une fois de plus, se sentent visés par les paroles du Christ qui leur claque le bec pour un moment ! En effet, à ses yeux, ces pharisiens s’enferment trop souvent dans leur obéissance aveugle à la lettre de la Loi, laissant de côté passion et désir d’apporter un peu d’amour à leur entourage. Les pharisiens d’aujourd’hui (et ils sont légion) nous feront remarquer que, vus de l’extérieur, les chrétiens apparaissent souvent comme trop imprégnés de ce sentiment de compassion, et que cela leur joue parfois des tours auprès de certains qui savent habilement en profiter ! « Bon et bête commencent par la même lettre » me répétait souvent ma grand-mère… « Peut-être » aurais-je dû lui répondre, mais cela ne change rien au fait que, à mon sens, c’est notre capacité d’aimer qui est le pivot de notre foi.

Seul Dieu tout-puissant peut développer chez chacun de nous ce don d’aimer qui se trouve enfoui au plus profond de notre être, un don d’amour si souvent combattu par notre égoïsme. Quel sentiment merveilleux que de sentir ce don d’amour grandir encore et encore, vers la perfection, au travers de l’Esprit Saint qui nous anime. « Ne cherchons pas à construire de grands temples à l’extérieur, mais créons des temples de bonté et de compassion à l’intérieur, dans nos cœurs » nous dit avec raison le Dalaï-lama**, car tout est en nous et vient de nous.

« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu » nous souffle Jésus au coin de l’oreille. Le point important sont ces deux petits mots : « pas loin ». Mais que faut-il donc faire pour y arriver vraiment ? Et bien, il faut sortir du carcan de la loi et foncer à cœur ouvert vers les autres.

Oui, vous n’êtes pas loin du Royaume ! Alors, foncez à cœur ouvert, car l’Amour vaut mieux que tout.

Bernard  Vollerin

* Ostad Elahi : magistrat, musicien et penseur moderne, 1895-1974, né à Jeyhunabad (Kurdistan iranien)

**Dalaï-Lama, Dominique Lablanche : Le Dalaï-lama parle de Jésus – une perspective bouddhiste sur les enseignements de Jésus, format poche, collection « J’ai lu »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (12, 28-34)

28b Un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.

30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.

31 Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »

32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui.

33 L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. »

34 Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

 

30ème dimanche du Temps Ordinaire – Année B

Sommes-nous tous des aveugles ?

(30ème dimanche du Temps Ordinaire, année B, Marc 10, 46-52) — 

IMG_30eme_TO_B_bartimee_aveugleLa question est pertinente, surtout en notre temps où le monde oscille sans cesse entre l’obscurité qui baigne les âmes tièdes et le déballage de lumières que nous propose la société. Dans un cas comme dans l’autre, les gens sont aveugles à leur manière, n’arrivant pas à voir ce qui compte vraiment dans leur existence.

Âmes tièdes qui ne comprennent pas la parole du Christ faite d’amour et de partage, gens aveuglés par tous ces projecteurs que la société braque sur eux et tous ces miroirs aux alouettes qui les entourent. Peu à peu ils perdent tous leurs repères et s’engagent dans des sentiers qui ne mènent nulle part.

Oui, nous sommes tous des aveugles à notre manière. Notre foi est parfois si ténue que nous ne voyons pas les voies que le Christ nous tracées. Et pourtant, c’est lui, le « révolutionnaire de son temps », qui nous a fait comprendre le message de son Père. C’est lui qui a accompli la promesse d’Isaïe (35, 5) : «Alors s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. »

Seigneur, ouvre nos yeux de mendiants aveugles comme Bartimée, nous qui sommes souvent dans la nuit, quémandant ton aide afin de trouver le chemin qui conduit vers toi. Seigneur, ouvre nos yeux trop souvent éblouis par les éclats que nous renvoient toutes ces fausses idoles que le monde a crées et conduis nous vers la clarté de la foi en toi.

Bernard  Vollerin

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (10, 46-52)

46 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.
47 Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
48 Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
51 Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. »
52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.

19ème dimanche du Temps Ordinaire – Année B

Controverse sur l’identité de Jésus ?

(19ème dimanche du Temps Ordinaire, année B, Jean 6, 41-51)

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IMG_19eme_TO_B_jesus_messieOui, il y a eu et il y a controverse.

Elle a commencée au temps du Christ comme les deux premiers versets de l’évangile d’aujourd’hui nous le montrent. Et la pensée  juive n’évoluera que peu au cours du temps. Nier la messianité du Christ a été et est toujours un élément important de la foi juive* qui s’oppose en cela à la foi chrétienne.

Tous nous savons que l’on a écrit sur Jésus plus d’ouvrages que sur n’importe qui au cours des temps. Malgré tout, le voile n’est toujours pas levé. Par exemple, plusieurs fois dans les évangiles Jésus pose la question à ceux qui l’entourent : « Qui dites-vous que je suis ? » Les réponses sont loin d’être franches et claires, à l’exception de celle, éclatante, de Simon-Pierre : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. »**

Certains disent : « Jésus était peut-être un fou que se prenait pour Dieu alors qu’il ne l’était pas, ou un fieffé menteur qui se déclarait Dieu sachant pertinemment qu’il ne l’était pas. » En fait, Jésus sait qu’il est réellement Fils de Dieu et Dieu : il ne dit que la vérité, car comme tous les textes des évangiles le montrent, il n’a jamais menti et ne s’est jamais comporté comme un fou.

Finalement, tout est affaire de foi. Jésus n’est pas un homme devenu Dieu, mais bien Fils de Dieu, et Dieu devenu homme ! La nature humaine de Jésus et la nature divine de Jésus se fondent en cet Être unique qui a bouleversé l’humanité.

La controverse attisée par les sans foi qui ricanent dans leur coin ou au grand jour ne s’arrêtera peut-être pas de si tôt. Mais peu importe ! Continuons à honorer ce Dieu fait homme et à nous nourrir de sa Parole.

Bernard

* Martin Buber, (1878-1965) Deux types de foi: foi juive et foi chrétienne, Cerf, Paris, 1991

** Matthieu 16, 16.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 6, 41-51)

41  Comme Jésus avait dit : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel », les Juifs récriminaient contre lui :
42  « Cet homme-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire : ‘Je suis descendu du ciel’ ? »
43  Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.
44  Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
45  Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi.
46  Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
47  Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle.
48  Moi, je suis le pain de la vie.
49  Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
50  mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas.
51  Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

19ème dimanche du Temps Ordinaire – Année A

L’audace et la foi

(19ème dimanche du Temps Ordinaire, année A, Matthieu 14, 22-33)

IMG_19eme_TO_A_audace et foiQui est prêt à abandonner le confort et l’environnement rassurant d’un bateau par gros temps pour aller rejoindre un ami à la nage ? La réponse n’est pas immédiate. L’expression « se jeter à l’eau », si elle ne se réfère peut-être pas directement à ce passage des Évangiles, indique bien qu’il faut parfois avoir de l’audace.

L’image que nous propose le texte de ce jour est forte. A l’appel du Christ, Pierre n’hésite pas. Jésus le porte sur les eaux comme il nous porte dans la vie lorsque nous savons sortir de nos coquilles et, qu’avec audace, nous portons son enseignement dans le monde alentour.

Notre foi peut défaillir. Lorsque c’est le cas, nous perdons pied et nous nous enfonçons. Mais au simple appel de « Seigneur, sauve-moi ! », le Christ est là, il nous tend la main et nous sort du danger.

Avoir de l’audace, surmonter nos peurs, répondre au simple appel de « Viens ! » et s’en aller vers Jésus est parfois difficile. Mais si nous ne doutons pas du Christ, Fils de Dieu, si notre foi en lui et ce lien avec lui ne se démentent pas, alors nous serons comme ses disciples. Animés de l’Esprit Saint, nous lancerons à notre tour ce même appel « Viens ! » pour grossir la foule des hommes qui marchent dans les pas du Christ.

Bernard Vollerin

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 22-33)
22i  Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
23  Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
24  La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
25  Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
26  En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C’est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris.
27  Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! »
28  Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l’eau. »
29  Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
30  Mais, voyant qu’il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »
31  Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
32  Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
33  Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

32ème dimanche du Temps Ordinaire – Année A

La flamme de notre foi

(32ème dimanche du Temps Ordinaire, année A, Matthieu 25, 1-13)

IMG_flamme_foi_2Cette parabole nous contant les aventures de dix jeunes filles s’en allant à la rencontre de l’époux peut, au premier abord, sembler assez anodine. Mais il n’en est rien et le message de Jésus est clair : portez et gardez près de vous la lampe que vous avez reçue lors de votre baptême et n’oubliez pas l’huile qui vous vient de mon enseignement pour que la flamme qui sortira de la lampe, c’est-à-dire votre foi en Dieu, ne cesse d’illuminer votre visage.

Car ces dix jeunes filles que cite Jésus, ce pourrait en fait être vous, moi, ou n’importe lequel d’entre nous. Ces étourdies qui n’ont pas d’huile, c’est aussi nous, les distraits, les « oublieux » qui n’avons pas écouté la parole du Christ, trop attirés que nous sommes par les miroirs aux alouettes que l’on agite autour de nous. Et nous restons là, plantés, laissés pour compte. Frustrant, n’est-ce-pas ?

Finalement tout ceci est une affaire de conviction personnelle. D’un côté, il y a ceux qui ne croient pas un traître mot des Écritures et qui n’apprécient que les plaisirs terrestres considérés comme une fin en soi, et il y a les autres, ceux qui pensent que, sans Dieu, la vie n’a aucun sens. Ceux-ci apprécient bien sûr tout ce que la nature nous offre, mais ils savent que notre « pèlerinage sur la terre » n’est qu’une étape vers la vraie vie, et que pour nous y préparer il nous faut être attentifs à la parole du Christ.

Ceux qui auront pris la peine d’écouter et, mieux encore, pris le temps de vivre cette parole en portant tout au long de leur vie l’huile précieuse qu’il nous a transmise, ceux-là seront éclairés par la flamme de leur foi. Et il faut que notre foi reste vive ! Car un jour les portes se refermeront derrière ceux qui auront gardé leur lampe allumée, cette flamme éclairant leur visage pour qu’ils soient reconnus par le Seigneur et qu’ils soient invités à entrer dans le Royaume.

Bernard Vollerin

Évangile selon Saint Matthieu 25, 1-13

01 « Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux.

02 Cinq d’entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes :

03 les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,

04 tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve.

05 Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.

06 Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’

07 Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.

08 Les insensées demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’

09 Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.’

10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l’on ferma la porte.

11 Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’

12 Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’

13 Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

28ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C

Avez-vous oublié Jésus ?

(28ème dimanche du Temps Ordinaire, année C, Luc 17, 11-19)

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(Texte en polonais, traduction de Joanna Szubstarska)

IMG_les-dix-lépreux oublier JésusDans sa seconde lettre à Timothée, saint Paul Apôtre s’écrie : souviens-toi de Jésus-Christ !

Et dans l’évangile, Jésus nous fait savoir que sur dix lépreux purifiés, neuf l’ont « oublié » et qu’un seul vient à lui pour rendre gloire à Dieu. A peine guéris, ils décampent. Il leur manque cette réponse d’amour qui précipite le dixième aux pieds de Jésus en remerciement du salut qu’il a reçu.

Le mot est lâché : l’oubli. Ici on oublie le Christ, là on oublie de l’honorer et de rendre grâce, et là encore le nom de Jésus se vide peu à peu de sens réel pour devenir une abstraction dénuée d’humanité.

Mais vous, où en êtes-vous ? Faites-vous effort de mémoire pour fortifier votre foi et continuer votre combat spirituel ? Reconnaissez-vous l’œuvre de votre Sauveur ou bien êtes-vous oublieux ?

Comme le dit fort justement le Père Luc Fritz*, « l’action de grâce n’est en effet ouverte qu’à celui qui fait mémoire des dons reçus ».

Faites mémoire ! Et le Christ vous dira comme dans l’Evangile : «Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé.

Bernard Vollerin

*Père Luc Fritz, assomptionniste, publie dans le revue « Prions en Église », éditions Bayard, France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 17, 11-19)

11 Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée.
12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
13 et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
14 En les voyants, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
15 L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
16 Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.
17 Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n’ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ?
18 On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n’y a que cet étranger ! »
19 Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »