Sainte Trinité – Année C

L’Esprit de Vérité nous fait vivre

(Sainte Trinité, année C, Jean 16, 12-15)

(Texte en polonais, traduction de Joanna S)

Pentecôte est un point de départ capital dans notre cheminement sur cette Terre où la présence de l’Esprit Saint, de l’Esprit de Vérité se substitue à celle de Jésus qui quitte ce monde. L’un prend le relais de l’autre et cet Esprit est donc la continuation de la Parole de Jésus.

Cet Esprit vient sur les disciples au moment où Jésus les quitte, eux qui sont restés si fortement attachés à lui pendant les trois ou quatre ans alors qu’il se révélait au monde. Mais qu’en est-il pour nous, 2000 ans après, nous qui n’avons, bien entendu, ni vu ni connu Jésus directement ?

Je crois que l’Esprit de Vérité, c’est ce qui façonne notre cœur et notre pensée lorsque nous nous imprégnons de la Parole du Christ qui nous est transmise par les Évangiles. Cette Parole, cet Esprit nous animent. L’Esprit, c’est comme une source d’énergie qui ne s’épuise jamais. Il nous donne aussi le jugement dont nous avons besoin pour vivre en chrétiens. Il transforme profondément notre être.

Dans sa Lettre aux Galates (5, 16-17), St Paul décrit très bien l’Esprit comme opposé à la chair :  « Frères, je vous le dis : vivez sous la conduite de l’Esprit de Dieu ; alors vous n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’esprit, et les tendances de l’esprit s’opposent à la chair. » Et d’ajouter plus loin (5,22) : « Voici ce que produit l’esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité, maîtrise de soi. Face à tout cela il n’y a plus de loi qui tienne. L’Esprit nous fait vivre. »

Voilà finalement ce que nous apporte l’Esprit : une façon de d’être. Tous ces « choix de Vie » que nous faisons lorsque nous vivons notre vie de chrétiens viennent de l’Esprit que nous recevons au travers de la Parole du Christ. Nous croyons en Jésus notre Sauveur, et son Esprit de Vérité nous fait vivre.

Bernard Vollerin

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (16, 12-15)

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples :

12  J’aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous n’avez pas la force de les porter.
13  Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu’il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
14  Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
15  Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ – Année C

Mais où sont passés les douze paniers pleins ?

(Sacrement du Corps et du Sang du Christ, année C, Luc 9, 11b-17)

IMG_pains_et_poissons_douze_paniers_200_150Oui ! Le Christ soulage ses disciples de leur angoisse ! Ceux-ci n’arrivaient pas à se faire à l’idée qu’il lui était possible de nourrir plus de cinq mille personnes avec deux poissons et cinq morceaux de pain. Ils doutaient … et finalement « Tous mangèrent à leur faim ».

Ce moment de la vie de Jésus reste bien sûr un mystère pour nous tous et il n’y a d’ailleurs pas lieu d’épiloguer longuement sur le témoignage de Luc, cet évènement relevant avant tout de la nature divine du Christ.

Mais, ce qui mérite d’être commenté un peu plus, c’est cette mention, que l’on retrouve également chez les autres évangélistes, de l’existence de pains non distribués et qui remplirent douze paniers. Que voulaient nous faire comprendre les évangélistes ? Où sont donc passés ces douze paniers ? Et surtout quel message le Christ nous transmet-il au travers de cette image ?

La réponse est limpide : le Christ nous donne mission de porter à notre tour le contenu de ces douze paniers à ceux qui ont besoin de nourriture. Porter le pain, c’est-à-dire porter la communion, l’eucharistie comme une reconnaissance de tout ce que Jésus a fait ici-bas.

En grec, le mot « Efharisto » qui signifie action de grâce, reconnaissance rendue à Dieu, ou simplement « merci », trouve son étymologie dans « Eucharistia » qui dans notre langue est « eucharistie ». Le Christ ordonne à ses apôtres, et donc à nous : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » Pour ce faire, le Christ leur donne le pain du partage, comme il nous donne le bon message, pour que nous le partagions et le portions aux quatre coins de la terre. Les pains de ces douze paniers pleins qui nous sont confiés représentent, en fait, tout ce que le Christ veut que nous partagions.

Alors mettons nous en route ! Allons distribuer les pains du Seigneur et répandre la bonne nouvelle ! L’Esprit Saint nous y aidera.

Bernard Vollerin

Évangile de Jésus selon Saint Luc (9, 11b-17)

11b Jésus parlait du règne de Dieu à la foule, et il guérissait ceux qui en avaient besoin.

12 Le jour commençait à baisser. Les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger : ici nous sommes dans un endroit désert. »

13 Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons… à moins d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde. »

14 Il y avait bien cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante. »

15 Ils obéirent et firent asseoir tout le monde.

16 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils distribuent à tout le monde.

17 Tous mangèrent à leur faim, et l’on ramassa les morceaux qui restaient : cela remplit douze paniers.

Pentecôte – Année C

Restez fidèles à sa Parole !

(Pentecôte, année C, Jean 14, 15-16. 23b-26)

PentecoteC’est ce que nous devrions annoncer à la ronde à grands coups de trompettes ! Car finalement s’il y a une chose à retenir de l’enseignement des Évangiles c’est bien celle-là. Et la Parole de Jésus est d’une telle limpidité que cela rend, à mon sens, superflues toutes les formes d’exégèse qui ont occupé tant et tant de théologiens. En effet, pourquoi présenter les choses de manière compliquée ?

Jésus, lui, très simplement, faisait le bien autour de lui, aidait les pauvres et les laissés pour compte, et … il nous parlait de son Père. Dans la société où il vivait à l’époque, de plus sous l’occupation des romains, son message avait de quoi surprendre. Jésus agaçait fortement les scribes, les publicains et autres pharisiens qui, au début, pensaient avoir affaire au fils d’un quelconque charpentier assez obscur de Nazareth et qui par la suite comprirent la dimension extraordinaire du message du Christ.

Car la Parole de Jésus est faite, en somme, de choses simples. On y trouve des maîtres-mots tels que amour, miséricorde, douceur, justice, paix, et réconciliation, que l’on peut compléter par des appels comme être pur de cœur, respecter la vie d’autrui, prier pour ceux qui font du mal, ou encore essayer de comprendre au lieu de juger. Tout cet enseignement constitue, en fait, l’essentiel du fameux « Discours sur la montagne » que nous rapporte Matthieu*.

Apparemment donc, n’en déplaise à ces fameux scribes, publicains ou pharisiens : rien de révolutionnaire dans tout cela mais un message clair et direct nous donnant une sorte de « marche à suivre ». Jésus a été le premier à tracer ainsi la voie et une bonne partie de la planète a tenté, hier comme aujourd’hui, d’adopter son enseignement. Cependant les résultats ne sont pas toujours là. Les humains comme les états dont ils font partie se fourvoient souvent sur des chemins de traverse où, par exemple, les valeurs de justice, de paix ou de respect de la vie d’autrui ne pèsent pas bien lourd.

Le Christ nous demande qu’en dépit de tout cela nous restions ses disciples. Que dans nos obscurités nous gardions les yeux fixés sur les étoiles qu’il a accrochées dans notre ciel et qu’au milieu du brouhaha qui nous entoure nous n’écoutions que sa voix qui nous glisse à l’oreille : « Tiens bon ! Ne cède pas aux turpitudes de ton temps, reste fidèle à ma parole et suis moi. »

Bernard Vollerin

*Évangile selon Saint Matthieu, chapitre 5, versets 1-48

Évangile de Saint Jean 14, 15-16. 23b-26

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples :

15 « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements.

16 Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : c’est l’Esprit de vérité. »

23b « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.

24 Celui qui ne m’aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.

25 Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;

26 mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.»

7ème dimanche de Pâques – Année C

Unir le béton et l’acier

(7ème dimanche de Pâques, année C, Jean 17, 20-26)

Unir le béton et l'acierL’unité des uns et des autres, le mariage intime des pensées et des actes est ici au centre du message de Jésus. « Que tous, ils soient un » nous dit-il. Passage très fort où le Christ nous demande d’aller au-delà de l’amour des uns pour les autres, c’est-à-dire d’être unis pour porter sa Parole en alliant nos diversités.

L’unité nous semble parfois lointaine ou difficile. Pour être forte, cette unité doit souvent réaliser la combinaison de forces et de talents qui peuvent sembler aux antipodes les uns des autres. Prenons l’exemple du béton armé : on allie des barres de fer à du ciment pour obtenir des propriétés mécaniques étonnantes. Car, en effet, si le ciment résiste bien à l’écrasement quand il est seul, il tombe en mille morceaux quand on l’étire ! De son côté, une barre d’acier seule s’écrase quand on la soumet à de fortes pressions, mais cette même barre est extrêmement résistante à l’étirement. Le béton et l’acier sont donc diamétralement opposés quant à leurs propriétés mécaniques. Miracle : lorsqu’on les unit, on obtient du béton armé qui résiste à peu près à tout, à l’écrasement comme à l’étirement. Le mariage est parfait ! Génial, non ?

Il en va de même pour nous : c’est en nous regroupant et en nous unissant entre gens de sensibilités et de talents différents, voire apparemment incompatibles, que nous pouvons accomplir des choses qui paraissent à priori impossibles ou extraordinaires.

En nous disant « Que tous, ils soient un » Jésus nous recommande cette association et cette union… Soyons unis car, pris à part, aucun d’entre nous ne possède toutes les qualités, mais ensemble la palette est riche et c’est étonnant de voir ce qu’un petit groupe très uni arrive à accomplir. Il devient aussi fort que du béton armé !

Cessons donc de nous attarder sur ce qui parait nous diviser, car malheureusement c’est très souvent ce que nous faisons au lieu justement de rechercher les synergies qui peuvent résulter de nos différences. Porter la Parole du Christ aux confins de la terre demande des qualités personnelles, certes, mais aussi ce désir de s’unir aux autres pour mieux faire résonner cette Parole dans le silence de notre monde où les âmes endormies ne prennent plus le temps d’écouter.

Bernard Vollerin

Évangile de Saint Jean 17, 20-26

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi :

20 Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi.

21 Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.

22 Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un :

23 moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

24 Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant même la création du monde.

25 Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m’as envoyé.

26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu’ils aient en eux l’amour dont tu m’as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »

Ascension – Année C

Un message plein d’espoir

(Ascension du Seigneur, année C, Luc 24, 46-53)

Ascension_2_200_150_los_angelesAu tout dernier chapitre de son évangile, pratiquement à la dernière phrase, Luc nous propose une image saisissante d’un Jésus « emporté au ciel ». N’est-ce pas la fin rêvée pour la longue histoire de la vie du Christ qu’il nous a contée ? Une fin superbe dans le « style Hollywood » produite par un grand studio de cinéma ?

On pourrait le penser à première vue ! Mais il faut regarder tout cela d’un peu plus près. Car ce Jésus qui s’élève et disparait à nos yeux est un et unique : pleinement humain par ce qu’il a été sur terre, mais aussi pleinement divin par son message d’envoyé de Dieu.

Oui, l’ascension du Christ est un message plein d’espoir qui s’accompagne de la promesse faite par Jésus d’envoyer sur ses disciples une « force venue d’en-haut », c’est-à-dire l’Esprit Saint qui nous éclairera et nous fera comprendre la signification de notre présence ici-bas. Mais cette ascension est aussi un signal fort pour ceux qui souffrent, nous rappelant que nous seront tous réunis autour de Dieu après la mort, avec tous ceux que nous aimons, loin, très loin des déchirements de l’existence, dans la paix et le repos.

Jésus lui aussi a souffert. Il est mort des mains des autorités de son temps, qu’elles aient été séculières ou religieuses, mais sa résurrection nous dit que la mort n’est pas la fin de tout, que ce n’est pas le dernier chapitre de l’histoire de Dieu. Rappelons nous que tous ceux qui auront mis à mal nos existences et auront régné sur cette planète ne verront pas leur pouvoir de « petits potentats » s’exercer éternellement, car leur pouvoir a une fin et ce n’est pas celui de Dieu.

Mais patience ! Nous savons à travers les récits de la Bible que le règne du Christ est venu, qu’il est là, mais que ce règne dans toute sa plénitude ne nous sera révélé que plus tard. L’immensité et la totalité du royaume de Dieu seront alors restaurées.

Bernard Vollerin

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 24, 46-53)

46 Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur disait: « C’est bien ce qui était annoncé par l’Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d’entre les morts le troisième jour,

47 et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.

48 C’est vous qui en êtes les témoins.

49 Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une force venue d’en haut. »

50 Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit.

51 Tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au ciel.

52 Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie.

53 Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.

6ème dimanche de Pâques – Année C

Comment faire acte de « Diaconie » ?

(6ème dimanche de Pâques, année C, Jean 14, 23-29)

Faire acte de diaconieJésus parle ouvertement de son départ avec ses disciples. En quelques mots il leur demande de rester fidèle à sa parole et de poursuivre la mission dont il les a chargés. Tout ceci est dit de manière très simple, Jésus voulant avant tout éviter les conséquences du choc que va provoquer chez eux sa mort sur la croix et leur tracer à grands traits la voie du futur.

A 2000 ans de distance, Jésus nous demande également de rester fidèles à sa parole. Mais, en bref, quel est cet enseignement ? Si l’on demandait à chacun de le résumer en un mot, quel serait-il ? Hum ! Je vois déjà les théologiens et autres coupeurs de cheveux en quatre se dresser comme un seul homme en criant : « Impossible ! » Et bien Messieurs vous avez tort, car il y a bien un mot et un seul qui embrasse tout cet enseignement, et c’est le mot « Diaconie ». Ce qui conduit à la question de certains : Mais qu’est-ce que la diaconie et cela résume-t-il bien tout ce que le Christ nous a dit ?

La diaconie, c’est l’amour des uns pour les autres. C’est s’occuper des autres, des plus humbles, des méprisés, de ceux qui se sentent exclus, abandonnés ou qui sont dans la détresse physique ou morale. L’Église est diaconale ou n’est pas, comme cela ressort de l’Encyclique Deus Caritas Est*. Elle ne peut renoncer à servir la société au nom du Christ, pas plus qu’elle ne peut abandonner l’annonce la parole du Christ et sa célébration dans les sacrements. La diaconie concerne toute l’Eglise.

La diaconie ne désigne pas seulement les engagements caritatifs ou les gestes de solidarité, comme le pensent certains. En fait, c’est toute la dimension relationnelle de la vie de l’Eglise qui est en jeu. C’est cet exemple de charité mutuelle qu’ont donné les premiers chrétiens et qui a converti les païens et non pas tellement les nouveautés de la doctrine annoncée par les apôtres et leurs successeurs**.

Oui, c’est cet élément de charité mutuelle propre au christianisme qui a touché les cœurs et qui les a convertis. A l’époque, les subtilités de la doctrine passaient sans doute au-dessus des têtes, comme elles le font encore aujourd’hui. S’il n’y avait pas eu la diaconie, l’amour des uns pour les autres, le monde serait encore païen. Et le jour où il n’y aura plus cet acte d’amour, le monde redeviendra païen***.

Alors, que trouver de mieux pour résumer l’enseignement du Christ ? Soyons tous des diacres à notre façon, servons au lieu d’attendre d’être servis, faisons acte d’amour partagé et de charité mutuelle.

 Bernard Vollerin

* Encyclique « Deus Caritas Est », Pape Benoit XVI, décembre 2005

** A lire : Etienne Grieu, «Un lien si fort : Quand l’amour de Dieu se fait diaconie », Ed. Novalis-Lumen Vitae

*** P. Fustigière, dans le livre «Vieillir avec la Bible, quarante cinq ans de vérification évangélique » de Michel Froidure, Ed. du Cerf

Évangile de Saint Jean 14, 23-29

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples :

23 (Jésus lui répondit) « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.

24 Celui qui ne m’aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.

25 Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;

26 mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.

27 C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.

28 Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.

29 Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.